25 septembre 2007
NYC-DAY 2
On se lève pas vraiment tôt, on a mal dormi: il a fait chaud et le boucan de la ville a un peu perturbé notre sommeil. Il faut savoir qu'à New York (et à mon avis dans tous les Etats-Unis) l'air conditionné est roi. Il y en a partout: métro, magasins, restos, chaque appartement a sa petit boîte collée à la fenêtre (si, si comme dans les séries!) et ces trucs là ça fait du bruit. Du coup la nuit on entend plus que ça: un énorme ronronnement d'air-conditionné.
Bon évidemment on aurait pu fermer les fenêtres et mettre à notre tour l'air conditionné pour pas étouffer mais nous on aime pas ça l'air artificiel surtout pour dormir. Et puis ça pollue et puis c'est un truc à s'attraper des pharyngite à la pelle.
Bon, on a des têtes de mal réveillés mais on est motivés, bordel c'est New York dehors qui nous attend! On décide de se faire une ballade dans Soho. C'est superbe, il fait beau et c'est vraiment sympa. Mais comme d'habitude M.Mamours veut absolument jouer au guide touristique. Et aujourd'hui il est particulièrement en verve, il me lit des pages entières du routard sur des baraques et des immeubles. Moi je veux juste flâner et à l'occasion, par hasard, par pure coincidence, tomber sur l'une ou l'autre boutique de fringues. En résumé ça donne à peu près ceci:
Lui: Tu vois cette maison-là? Eh bien elle fut contruite en 1850 et...
Moi: Abrège
Lui: Tu t'en fous c'est ça
Moi: Je m'en fous pas mais j'avais pas prévu de me taper un séminaire d'histoire
Lui: J'ai presque fini écoute il est dit que...
Moi: Oh regarde un Urban Outfitters!
Lui: soupir
J'explique à M.Mamours que si il me laisse pas entrer là-dedans il va le payer pendant des mois voir des années. Il cède. Je jubile. On entre, je deviens hystérique. Trop de belles choses, originales et pas chères en plus! Avec l'euro qui est super fort, on fait des affaires! Je vais militer pour qu'on remplace nos affreux H&M par des Urban Outfitters! J'embarque un max de choses et M.Mamours aussi d'ailleurs.
Le soir on décide d'aller manger dans le snack qu'on voit dans un épisode de Friends. Celui où Monica est serveuse et quelle doit faire du roller et porter des faux seins. Ben pas de bol il existe plus, il vient de fermer. On s'en va et sur le chemin du retour, au détour d'une rue, on débouche sur 50 voitures de flics, girofares et moteur allumés qui attendent patiemment...quoi? On ne le saura jamais. On a pas osé demander à un des 300 flics qui quadrillaient le coin, trop peur de dire ou de faire quelque chose qui ne leur revienne pas et de se retrouver à Guantanamo plus vite qu'il n'en faut. Mais le spectacle était digne d'une scène d'action style l'arme fatale ou piège de crystal. Pas la peine de dire que M.Mamours a adoré.
Pour finir on est allés manger chez "Lombardi's" (je conseille) où chaque pizza fait la taille d'un cerceau. Il me restait une tranche et la serveuse voyant que je peinait est discrètement venue me proposer de me l'emballer, et je suis ressortie de là pas du tout discrètement et toute fière avec en main mon premier doggy bag!
Le soir même on est allés au cinéma. Pas pour voir le film (Transformers franchement c'est pas vraiment un film) mais pour voir les américains en train de regarder un film! On nous avait conseillé de le faire eh bien à mon tour je vous le conseille. Bien sûr ne choisissez pas un film qui vous intéresse vraiment, un truc intelligent où il faut être attentif et où les dialogues sont savoureux parce que les américains au cinéma ils sont pas comme nous les européens qui restons silencieux et discrets en toute circonstance même quand on nous fout vraiment les choquottes auquel cas on lâche tout au plus un petit oh en se tenant à son fauteuil. Les américains, eux, ils s'expriment et fort. Chaque fois qu'il y avait une belle cascade, ils se levaient de leur siège et criaient "yeeeeah great man, good job!" (s'adressant par là peut-être au réalisateur?) Chaque fois qu'il y avait le moindre échange de bisou, ils faisaient "oooooooooh that's so cute", à un tel point que j'ai fini par me demander si il n'y avait pas un chauffeur de salle planqué dans un coin avec une pancarte "applause". Un vrai régal. Petit plus: le beurre fondu sur les pop-corn, c'est pas dégeu et c'est so yankee!
04 septembre 2007
NYC
Voilà ma longue absence a une explication: Montréal + New York. Je parlerai surtout et seulement de NY parce que Montréal j'en ai pas vu grand chose vu que j'y étais pour bosser.
Let's go donc pour New york. Je vais faire une sorte de "Diary" day by day.
Day 1
De Montréal on a loué une voiture pour rejoindre New York, petit détail en Amérique du Nord on roule en AUTOMATIQUE...ah ah la blague, on a l'impression de conduire une auto-tamponneuse. Mais quand j'y pense c'est la classe, j'ai conduit une automatique dans le Vermont. Bon je rigole beaucoup moins une fois à la frontière, 2h30 d'attente sous un soleil de plomb...on arrive enfin devant le cow-boy de la douane, il est accoudé à son comptoir, une casquette vissée sur son crâne et il chique, un vrai cliché à lui tout seul.
Lui: Sooo where do you come from guys?
M.Mamours, au volant, l'observe sans broncher, trop occupé à se demander qui est ce spécimen. Consciente que la situation peut vite déraper si on ne coopère pas avec ce sosie de Poncherello, je prends les choses en mains.
Moi et mon très bel accent british: From Belgium, Sir (Sir? D'où est-ce que je sors ça??! Bon sang c'est pas Sean Connery)
Lui, triturant dans tous les sens nos passeports: Oooh Belgium. I love Belgium.
Moi: Oh ohh ohhhh (rire légèrement exagéré - bon, d'accord, à gorge déployée), reaaaally?
M.Mamours sort de son hébétude et me jette un regard inquiet.
Lui: Yeah, good fries!
Moi: Oh (plus coquin), you're right, that's so true (si j'avais été près de lui je pense que je lui aurais mis la main sur le bras!).
Lui: (flatté) What do you do for living?
Moi (off: mais c'est pas tes oignons gros boeuf/ in: grand sourire): I'm journalist...
Lui: Oh Great!
Moi:...and (désignant mon chéri) he's...
Lui: Ok, guys you can go, welcome in America!
Et voilà, le tour est joué, Chéri est tellement content de ma réussite qu'il ne me fait aucune remarque sur mon draguage éhonté.
On est sortis de l'autoroute (qui est entourée de bois et non de centrales électriques comme chez nous) pour voir à quoi ressemble un village typique US. Eh bien cherchez pas. C'est comme dans les films. Large route bordée de baraques de plein pied avec of course Ze Big drapeau planté sur la pelouse. Le drapeau il est partout. Il est tellement partout que quand il est pas là ça fait bizarre. Petit arrêt chez Mac Donald, les mecs dans la queue ont tendance à complexer mon chéri et son physique d'européen (2m de haut, un cou gros comme une cuisse de rugbyman et des pectoraux gonflés aux hormones), le coca est à volonté et les burgers sont vraiment très gras, pas de doute on est en amérique.
Bref on arrive le soir à New York. On passe par Harlem et on débarque à notre hôtel (The Pod Hotel, je vous le conseille pas cher et très sympa). Petit billet d'un dollar glissé au type qui monte nos valises, waouw c'est comme dans les films (Et ce n'est que le début, les américains sont VRAIMENT comme on le croit, je reviendrai dessus). Une demi-heure plus tard, on est sur Time Square (A voir absolument de nuit, c'est beaucoup plus impressionnant). Time Square c'est un peu comme un film de Carpenter. Un monde surréaliste. Il y a tellement d'écrans allumés qu'il fait pas vraiment nuit, il fait même plutôt clair, on dirait une sorte de jour artificiel. D'ailleurs il a beau être 23h, tout est ouvert. On se rue au Virgin Megastor (un des plus grands du monde) dans lequel tout les cd sont à 1O dollars soit...7 euros! On est là depuis moins de 2h et ma carte bancaire agonise déjà. Nous on est aux anges...c'est Disneyland!

